Cantines scolaires au Bénin : Un pari républicain contre l’absentéisme et la précarité

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Alors que s’ouvre l’année académique 2026-2027, le gouvernement béninois réaffirme son engagement en faveur de l’équité sociale et de la réussite éducative. À la faveur d’une extension d’envergure du programme national des cantines scolaires, un demi-million de nouveaux élèves viendront grossir les rangs des bénéficiaires, portant ainsi le total à près de deux millions d’enfants pris en charge sur l’ensemble du territoire.

L’éducation ne se nourrit pas seulement de lettres et de chiffres, elle s’enracine également dans le bien-être fondamental des apprenants. C’est le sens de la décision prise lors du Conseil des ministres du 2 septembre 2026 : porter le nombre d’enfants pris en charge par le système de restauration scolaire de 1,4 million à 1,9 million dès cette rentrée.

Assurer la présence par la dignité

Derrière cette hausse significative des effectifs réside une stratégie gouvernementale claire : enrayer le décrochage scolaire méridien. En garantissant un repas chaud et équilibré au cœur de la journée, l’exécutif entend prévenir les départs prématurés d’élèves contraints de quitter les bancs de l’école à la mi-journée pour subvenir à leurs besoins nutritionnels.

La mise en œuvre opérationnelle de ce chantier repose sur la montée en puissance de l’Agence nationale d’Alimentation et de la Nutrition (ANAN). Des moyens logistiques accrus ont été déployés afin de garantir non seulement l’ouverture effective des cantines dès le premier jour des classes, mais également l’acheminement et la conservation optimale des vivres.

Un investissement social au service du développement

S’inscrivant dans un ensemble de mesures sociales dont le coût global avoisine les 30 milliards de francs CFA, cette initiative traduit la volonté d’orienter les fruits de la croissance économique vers les couches les plus vulnérables. La pérennité de ce programme exige désormais une vigilance constante pour transformer cet engagement budgétaire en un levier durable de justice sociale et de santé publique.

Marc KOSSOU

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