Présidentielle 2026 au Bénin : CAP 2026 conquiert Porto-Novo et scelle l’adhésion au projet du duo Wadagni-Talata

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Porto-Novo a servi de cadre, ce mercredi 1er avril 2026, à une imposante mobilisation citoyenne orchestrée par le mouvement CAP 2026, venu promouvoir le projet de société du duo Wadagni-Talata. Dans une ambiance à la fois chaleureuse et engagée, des centaines de participants composés entre autres d’artisans, d’enseignants, d’étudiants et de jeunes entrepreneurs de l’Ouémé-Plateau, ont pris part à cette rencontre de proximité, marquée par une forte adhésion et une attention soutenue, comme en témoignait une assistance dense, massivement coiffée aux couleurs du mouvement.

Placée sous le sceau du dialogue intergénérationnel à travers le concept « Vos enfants reviennent vers vous », la rencontre a été rythmée par des interventions de plusieurs initiateurs du mouvement, venus partager leur engagement et expliciter les contours du projet porté par leur candidat. Prenant la parole en ouverture, Christian Djidjoho a retracé la genèse de CAP 2026 et les motivations profondes de ses membres. « Nous avons fait le choix de revenir vers les nôtres pour partager une conviction : celle que notre pays est sur une trajectoire prometteuse qu’il nous faut consolider », a-t-il déclaré, insistant sur la responsabilité citoyenne de porter l’information au plus près des populations.

Dans la même dynamique, Luc de Chacus a mis en relief les acquis enregistrés au cours de la dernière décennie, chiffres à l’appui. Évoquant une croissance économique en nette progression, l’extension du réseau routier, la montée en puissance de la GDIZ et les avancées en matière d’inclusion financière, il a souligné que « ces résultats ne doivent rien au hasard, mais traduisent une gouvernance rigoureuse et une vision assumée ». Pour lui, la candidature de Romuald Wadagni s’inscrit dans une logique de continuité et d’amplification des réformes engagées.

Intervenant à son tour, Egill Nounahon a élargi la réflexion aux enjeux globaux du XXIe siècle, marqués par les mutations technologiques et les recompositions économiques. « Le monde avance à grande vitesse. L’Afrique, et le Bénin en particulier, ne peuvent se permettre de ralentir. S’arrêter maintenant reviendrait à compromettre les acquis », a-t-il martelé, appelant à un engagement collectif pour accompagner la dynamique en cours.

Le moment fort de la rencontre est intervenu avec la présentation détaillée du projet de société, assurée notamment par l’économiste Adrien Akanni-Honvoh. Dans une approche pédagogique et structurée, il a décliné les grandes priorités du programme, tout en prenant soin de relier chaque proposition aux réalités concrètes des populations. « Vous avez vu les défis. Voici maintenant des réponses concrètes, chiffrées et adaptées à nos territoires », a-t-il affirmé, suscitant l’intérêt d’un public manifestement réceptif.

Soutenant cette présentation, Christian Djidjoho est revenu pour insister sur la cohérence globale du projet, articulé autour de l’amélioration du bien-être social, de la transformation économique et du renforcement de la cohésion nationale, avec la technologie comme levier transversal. Les échanges ont permis de mettre en lumière des mesures phares telles que la modernisation du système de santé, la généralisation de l’assurance maladie, la mécanisation agricole, le développement industriel et la digitalisation des services publics.

De son côté Aristide Djidjoho, Secrétaire général adjoint à la Présidence de la République, a apporté une touche à la fois concrète et prospective aux échanges, en mettant en lumière des mesures spécifiquement orientées vers le secteur artisanal. Dans une allocution structurée et didactique, il a décliné trois axes majeurs inscrits dans le projet de société du duo Wadagni-Talata. Il s’agit, en premier lieu, de la création et de la réhabilitation de bases d’appui dans l’ensemble des soixante-dix-sept communes du Bénin, afin d’offrir aux artisans des espaces adaptés à l’exercice et au perfectionnement de leurs activités. À cela s’ajoute la mise en place d’ateliers d’excellence dans chaque commune, conçus comme de véritables pôles de formation, d’innovation et de valorisation des savoir-faire locaux. Enfin, l’orateur a insisté sur la volonté de promouvoir le Certificat de Qualification Professionnelle (CQP), appelé à prolonger et à renforcer le Certificat de Qualification aux Métiers (CQM), dans une logique de professionnalisation accrue et de reconnaissance des compétences. Par ces orientations, Aristide Djidjoho a souligné l’ambition de faire de l’artisanat un levier structurant de l’économie nationale et un vecteur d’insertion durable pour la jeunesse.

Dans une ambiance ponctuée d’animations culturelles et de moments d’échanges directs, CAP 2026 a ainsi réussi à transformer cette rencontre en une véritable démonstration de force et de conviction. À Porto-Novo, le message semble avoir trouvé un écho favorable : celui d’un appel à la continuité, à l’innovation et à une ambition collective portée par le duo Wadagni-Talata.

Marc KOSSOU

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