Assemblée nationale : Joseph Djogbénou prône une neutralité absolue et une rigueur exemplaire au cœur de l’administration parlementaire  

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Quelques jours seulement après son accession au perchoir, Joseph Djogbénou, président de l’Assemblée nationale, a engagé un échange direct avec le personnel parlementaire, le jeudi 19 février 2026 à Porto-Novo, dans un esprit de clarification et d’exigence institutionnelle.

Dès l’entame de cette rencontre, le nouveau président a posé les fondements d’une gouvernance administrative rigoureuse, fondée sur la compétence, la neutralité et le sens élevé du service public. Il a rappelé avec force que l’administration parlementaire n’a pas vocation à servir des intérêts politiques ou partisans, mais qu’elle doit demeurer le socle de la continuité, de la crédibilité et de l’intégrité du travail législatif, indépendamment des configurations politiques.

« L’administration parlementaire ne doit pas être partisane », a-t-il martelé, dans un contexte institutionnel singulier marqué par l’installation de la 10è législature issue des élections de janvier 2026, caractérisée par une majorité acquise aux partis de la mouvance présidentielle et l’absence de représentation de l’opposition à l’hémicycle.

Pour Joseph Djogbénou, cette configuration renforce l’impératif d’une stricte séparation entre l’administration et l’action politique, afin de préserver la confiance des citoyens et la crédibilité de l’institution parlementaire. Il a ainsi exhorté le personnel à faire preuve d’un professionnalisme irréprochable, d’assiduité et de discipline, estimant que la qualité du service public parlementaire repose avant tout sur l’engagement individuel et collectif des agents.

Abordant sans détour certaines pratiques ancrées dans l’administration publique, le président de l’Assemblée nationale a dénoncé la culture du parrainage. Selon lui, nul ne devrait chercher appui ou protection, mais s’imposer par son mérite, son efficacité et sa capacité à s’inscrire durablement dans l’exigence du service public. La neutralité, a-t-il conclu, doit cesser d’être un simple principe proclamé pour devenir une pratique quotidienne, garante d’une administration fiable, transparente et résolument au service de la Nation.

Marc KOSSOU

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