À la veille de la rentrée académique 2025-2026, la tension monte dans le secteur éducatif. Rassemblés à la Bourse du Travail de Cotonou, les Aspirants au Métier d’Enseignant (AME) ont exigé leur intégration immédiate dans la fonction publique.
Réunis au sein du Front d’Actions pour le Reversement des AME (FARAME-Bénin), les manifestants dénoncent une précarité qui perdure malgré six années d’attente. Conçu en 2019 comme un dispositif transitoire, l’aspiranat devait être une passerelle vers un statut stable. Mais pour les AME, il s’est transformé en impasse.
« Nous avons cru à l’aspiranat. Aujourd’hui, nous sommes usés, précaires et invisibilisés », a lancé Odilon Djossou, coordonnateur national du mouvement. Si quelques avancées ont été enregistrées — salaire mensuel sur 12 mois, congés de maternité, exonérations fiscales et couverture sanitaire —, les enseignants estiment que l’essentiel reste en suspens : la reconnaissance statutaire.
Le FARAME-Bénin a reçu le soutien de plusieurs centrales syndicales influentes, dont la COSI-Bénin et la CSTB, qui plaident également pour un reversement immédiat afin de garantir la sérénité de la rentrée scolaire.
Joseph DEGLA
