C’est un secret de polichinelle ! Le milieu médiatique au Bénin est infesté d’organes de presse fantômes. Plusieurs journaux, radios et télévisions sans existence légale opèrent au quotidien sans être inquiétés. Pis, forts de l’inaction des autorités compétentes, ils poussent loin leur forfaiture en publiant des articles, des éléments audiovisuels qui foulent au pied la déontologie de cette noble profession qu’est le journalisme. Et c’est pour arrêter la saignée que le Conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuel du Bénin (Cnpa-Bénin) a décidé de nettoyer l’écurie en créant la Cacem, entendez Cellule d’Assainissement et de Contrôle de l’Environnement Médiatique.
C’est à travers un communiqué en date du 14 avril 2023 que le président des patrons d’entreprises de presse, Evariste Hodonou annonce la création de cette Cellule qui entend suivre désormais les médias illégaux en l’occurrence les journaux pirates, aux unes sans contenu, qui pullulent sur les réseaux sociaux ainsi que les web TV et radios web qui ne remplissent pas la réglementation en vigueur.
A en croire le communiqué du Cnpa-Bénin, la Cacem vise, entre autres, comme objectifs d’appuyer la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (Haac) dans l’application sans faille des décisions de l’Institution concourant à restaurer la légalité dans le fonctionnement des organes de presse au Bénin ; de sensibiliser les acteurs des médias et animateurs de la vie publique sur l’importance de se conformer aux textes fixant les règles de fonctionnement d’un organe de presse et de médias au Bénin et de mettre en œuvre les stratégies et autres décisions du Cnpa-Bénin tendant à rendre sain l’environnement des médias au Bénin.
Marc KOSSOU
Lire plutôt le communiqué du Cnpa-Bénin
