Encore six semaines et le peuple béninois sera convié aux urnes pour désigner les représentants pour le compte de la neuvième législature. Au-delà des places à décrocher qui constitue le principal enjeu, arriver à maintenir son parti politique en vie reste également l’un des principaux objectifs des partis en lice.
Le code électoral est suffisamment clair. Tous les partis politiques qui n’ont pu participer à deux élections législatives consécutives perdent leur statut juridique. Dans un contexte comme celui-ci, la participation aux prochaines élections législatives ne relève pas nécessairement d’une obligation en terme de concurrence à décrocher des postes au parlement pour certains. Bien au contraire, il s’agira de faire l’effort pour se maintenir en vie afin de renforcer sa base pour les échéances futures.
Ainsi des sept formations politiques en jeu pour le scrutin législatif du 08 janvier 2023, seul trois partis politiques pouvaient manquer à ce rendez-vous. Il s’agit du Bloc Républicain qui était présent aux législatives de 2019 mais aussi du de l’UP le Renouveau et des démocrates qui ont obtenu leur récépissé définitif après le dernier scrutin législatif. Si le cas des démocrates reste compréhensif au regard de la loi, celui de l’UP le Renouveau pourrait prêter à confusion puisqu’une partie de son entité était en compétition en 2019. Seulement, avec la fusion de l’UP avec le PRD, il est utile de rappeler que c’est une nouvelle formation politique qui a vu le jour.
D’ailleurs, au lendemain du congrès ténu au stade Charles de Gaulle de Porto Novo, le parti a régulièrement fait les formalités au ministère de l’intérieur et a obtenu son récépissé définitif. Et donc les quatre autres que sont Moele-Bénin, le Mpl, l’Udbn et la Fcbe se devraient de participer à ce scrutin au risque de disparaitre puisque n’ayant pas participer à celui de 2019 alors qu’ils existaient légalement. Mais pour les autres formations politiques qui n’ont jamais réussi à compétir telles que le Restauré l’Espoir, la Fcdb et autres, c’est la fin de leur existence légale. Bientôt, on chantera leur requiem et le peuple saura qui il reste pour le reste du combat.
Serge AVIDJEME
