À la veille de la tenue du Conseil d’administration du Réseau des Parlementaires Africains de Lutte contre la Corruption (APNAC), prévu pour le 24 juillet 2025 à Cotonou, la section béninoise dudit réseau a initié, ce mercredi 23 juillet à l’hôtel Novotel de Cotonou, un atelier de réflexion sur les nouveaux enjeux et défis de la lutte anticorruption. Cette rencontre s’inscrit dans le prolongement de la Journée africaine de lutte contre la corruption, célébrée chaque 11 juillet, et ambitionne de renforcer la synergie entre les mécanismes nationaux et les acteurs engagés dans ce combat sur le continent.
Dans son mot d’accueil, l’honorable Édouard Béhanzin, coordonnateur de l’APNAC-Bénin, a salué la mobilisation des participants, tout en exprimant, au nom de ses pairs, une reconnaissance appuyée à l’endroit du Président de l’Assemblée nationale, Louis Gbèhounou Vlavonou. Celui-ci, rappelons-le, cumule les fonctions de Président de la section béninoise de l’APNAC, de Président du Conseil d’administration de l’APNAC-Afrique et de Vice-Président du réseau mondial GOPAC. M. Béhanzin a souligné que la tenue de cet atelier est une preuve tangible de l’engagement sans faille du président Vlavonou pour la cause de la transparence et de la bonne gouvernance, tant au plan national qu’international.
Dans son adresse solennelle prononcée à l’ouverture des travaux, le président Vlavonou a salué l’initiative de la section béninoise de l’APNAC, qui coïncide avec la tenue à Cotonou de la session du Conseil d’administration continental du réseau. Une concomitance qu’il a jugée hautement symbolique, traduisant la convergence d’efforts des nations africaines vers une action concertée et résolue contre la corruption.
« La lutte contre la corruption, a-t-il affirmé avec fermeté, n’est point une course de vitesse, mais une épreuve d’endurance, un marathon de vigilance et de constance. Elle exige une adaptation permanente des dispositifs face aux formes sans cesse renouvelées de la déviance : de la corruption ordinaire, pernicieuse et banalisée, à la criminalité financière transnationale qui remet en cause nos souverainetés et entrave notre développement. »
À ce propos, le président Vlavonou a précisé que cet atelier s’inscrit dans la mise en œuvre des deux premières orientations stratégiques du plan triennal 2024-2026 de l’APNAC-Bénin, à savoir : le renforcement du cadre juridique et institutionnel, et l’amplification de la portée des actions de lutte contre la corruption.
L’Assemblée nationale et le Gouvernement salués pour leur engagement
Avant de déclarer l’atelier officiellement ouvert, le président de l’Assemblée nationale a tenu à souligner les efforts constants de l’institution parlementaire dans le combat contre la corruption, conformément à ses missions constitutionnelles de législation et de contrôle de l’action gouvernementale. Il s’est également félicité de la dynamique de réformes structurelles engagée par le Gouvernement du Bénin sous l’impulsion du Président de la République.
« Ces dernières années, notre pays a marqué des avancées notables en matière de gouvernance. Le Gouvernement a pris à bras-le-corps la question de la lutte contre la corruption, traduisant en actes concrets les ambitions contenues dans les textes législatifs », a-t-il déclaré. Il a, à cet effet, cité des instruments clés mis en place pour prévenir et réprimer les actes de corruption, notamment l’opérationnalisation du Haut-Commissariat à la Prévention de la Corruption (HCPC) et la création de la Cour de Répression des Infractions Économiques et du Terrorisme (CRIET), devenus de véritables piliers du dispositif national.
Des communications riches pour outiller les acteurs
L’atelier a été ponctué par trois communications techniques de haute portée stratégique :
1. Présentation du plan stratégique 2024-2026 de l’APNAC-Bénin, qui a permis aux participants de prendre connaissance des grandes orientations, priorités et actions ciblées pour les trois années à venir.
2. Exposé sur les missions et approches du Haut-Commissariat à la Prévention de la Corruption, mettant en lumière son rôle central dans la prévention, sa collaboration avec d’autres institutions, et ses méthodes d’action pour renforcer l’intégrité publique.
3. Communication sur la coopération judiciaire avec la CRIET, qui a clarifié les compétences de cette juridiction spécialisée en matière de répression des délits économiques et de corruption, tout en soulignant les modalités de collaboration avec les autres acteurs du secteur.
