Malgré la menace du ministre salimane karimou : le mouvement de débrayage de la fesen/cstb suivi

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La Fédération des Syndicats de l’Education Nationale affiliée à la Cstb a observé ce jeudi un mouvement de grève de 24 heures et ceci pour protester contre les conditions de vie des travailleurs en général et des enseignants en particulier. Même si le gouvernement a brandi des menaces en réclamant les noms des enseignants grévistes, le mouvement est largement suivi dans plusieurs écoles. 

Plus rien n’effraie aujourd’hui certains travailleurs au Bénin. Depuis 2016, le gouvernement de la rupture a opéré des réformes dans plusieurs secteurs notamment dans le secteur de l’éducation. Entre autres innovations, la question relative à la réduction du droit de grève. Ainsi, les travailleurs béninois n’ont droit qu’à dix jours dans l’année pour protester et revendiquer leur droit. Mais malgré tout, certains syndicats soucieux du bien-être de leur syndiqués ont décidé de se faire entendre. C’est pour cela qu’après de nombreuses alertes à l’endroit de l’autorité, la Fesen/Cstb a décidé d’observer un mouvement de grève de 24 heures ce jeudi 7 mars 2024 pour demander l’amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants. Et comme on pouvait s’y attendre, le mouvement a été suivi dans plusieurs écoles du pays malgré les menaces du ministre Salimane Karimou qui a demandé qu’on lui fasse parvenir les noms des grévistes. À Cotonou, plusieurs écoles primaires sont restées sans instituteurs. Les directeurs d’école contactés ont justifié ce fait par ce mouvement de grève. Même constat au Ceg Gbégamè de Cotonou où plusieurs classes sont restées sans enseignants. Dans les collines et le nord, le mouvement est largement suivi rapporte à votre quotidien une source locale. Mais contrairement à ces cas, les travailleurs ont vaqué à leurs occupations dans les autres contrés du Bénin. Dans la motion de protestation, plusieurs sujets ont été évoqués dont celui relatif à la question des Ame. Cette catégorie d’enseignants qui vit une précarité sans précédent et qui dans les collèges fait la plus grande partie du travail. Souhaitons juste que cette alerte lancée par la Fesen/Cstb puisse avoir un écho favorable auprès des autres confédérations pour une lutte d’ensemble.

Serge AVIDJEME

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