Les questions de santé publique préoccupent au plus haut point les femmes réunies au sein du creuset GNSD entendez Gertrude Nadia Sèna Dossa, et elles ont tenu à le faire savoir ce vendredi 8 mars 2024. A travers une marche sportive à Porto-Novo, en collaboration avec l’Ong EndoEspoir, elles ont démontré toute leur détermination à bouter l’endométriose et à soutenir toutes les femmes qui en souffrent. Une marche de santé qui a connu la présence effective des femmes Honorables députées à l’Assemblée nationale, des autorités à divers niveaux de la ville aux trois noms et des membres du creuset GNSD.
Vêtues de tee-shirts aux couleurs de la journée internationale de la femme (JIF), les amazones du creuset des femmes GNSD, plus d’une centaine, ont démarré leur marche de santé devant l’entrée de l’esplanade de l’Assemblée nationale, en passant par la Place Bayol et le grand marché pour enfin regagner le siège du 2è arrondissement de Porto-Novo, situé à Attakè.

Pour Cécile Ahoumènou, Députée à l’Assemblée nationale, cette marche est un symbole car elle a été initiée par la CA Gertrude Nadia Sèna Dossa pour que les femmes prennent conscience de la maladie qu’est l’endométriose. À en croire la députée, cette maladie n’est pas très connue et nombreuses sont les femmes qui en souffrent en silence. « Cette marche vise à soutenir toutes ces femmes qui souffrent de cette maladie. Nous devons porter très haut notre voix pour que l’Etat prenne en charge ces femmes car le traitement de ce mal n’est pas à la portée de toutes les femmes », a-t-elle déclaré avant de rassurer toutes celles qui souffrent de l’endométriose d’être leurs porte-voix à l’Assemblée nationale. « (…) Nous serons vos porte-voix au niveau de l’Assemblée nationale afin qu’ensemble nous luttons contre ce mal en soutenant toutes les femmes qui en souffrent », a-t-elle ajouté.
Même son de cloche du côté de l’honorable Denise Dègbédji pour qui cette marche de santé vient témoigner combien les femmes sont fortes, prêtes et désormais aguerries pour faire tout ce que les hommes font en vue de leur autonomisation.

Pour la présidente de l’Ong EndoEspoir, Innocentia Alladagbé, l’endométriose existe et beaucoup de femmes en souffrent et l’attribuent à la sorcellerie. Toujours selon Innocentia Alladagbé, cette marche initiée par les femmes du creuset GNSD vise à lancer un message à l’endroit des Autorités à divers niveaux celui que les femmes doivent être en bonne santé dans la société. Et, poursuit-elle, comme l’ont su bien dire les Honorables députées Cécile Ahoumènou et Denise Dègbédji, l’Etat doit prendre en charge les femmes souffrant de l’endométriose.

Gertrude Nadia Sèna Dossa, Cheffe du deuxième arrondissement de la ville de Porto-Novo, abondera dans le même sens que la présidente de l’Ong EndoEspoir. À l’en croire, cette marche sportive est nécessaire ce 08 mars pour montrer aux femmes qui souffrent de l’endométriose qu’elles ne sont pas seules et que les femmes du creuset GNSD avec l’Ong EndoEspoir sont de cœur avec elles.
Rappelons que les manifestations entrant dans le cadre de la célébration de la JIF 2024, initiées par les femmes du creuset GNSD en collaboration avec l’Ong EndoEspoir, se poursuivent demain samedi 09 mars autour du thème «L’endométriose, quels impacts sur la vie des victimes en général ? »
Marc KOSSOU
