Dans le cadre raffiné du Village des Fleurs, au quartier Dowa dans le cinquième arrondissement de Porto-Novo, la communauté Adja résidant dans la capitale béninoise a rendu, le samedi 20 décembre 2025, un hommage solennel et hautement symbolique au maire Charlemagne Noutèhou Yankoty. Cette soirée de gala, empreinte d’élégance et de ferveur, s’est voulue un acte de reconnaissance collective à l’endroit d’un leadership municipal résolument tourné vers l’inclusion et le vivre-ensemble.
Vêtus de blanc immaculé, couleur de paix et d’unité, les filles et fils de l’aire culturelle Adja ont donné à cette rencontre des allures de plaidoyer citoyen en faveur d’une gouvernance ouverte, telle qu’incarnée par l’édile de Porto-Novo depuis son accession à la tête de la municipalité en 2020.
Un hommage public à une gouvernance inclusive
« Dire merci » : tel fut le mot d’ordre de cette soirée exceptionnelle. Dans son allocution inaugurale, Bertrand Dindin, président du comité d’organisation et figure respectée de la communauté Adja, a salué sans détour les avancées enregistrées sous le magistère du maire Yankoty. Il a notamment souligné le renouveau infrastructurel de la ville et les efforts consentis en matière de gouvernance environnementale.
Mais au-delà des réalisations matérielles, c’est surtout l’ouverture du cabinet municipal à des compétences issues de la communauté Adja qui a été portée en exemple. Pour Bertrand Dindin, cette décision « incarne le vivre-ensemble et brise des barrières longtemps restées invisibles ». Il a, par ailleurs, exprimé le vœu de voir le maire poursuivre son engagement au service de la nation, évoquant avec assurance un avenir parlementaire que la providence pourrait bientôt lui offrir.

Des témoignages chargés d’humanité
La cérémonie a également été marquée par des témoignages d’une grande profondeur humaine. Adrien Sodokin, ancien agent de l’Assemblée nationale, est revenu avec émotion sur sa première rencontre avec Charlemagne Yankoty, à l’époque où ce dernier coordonnait un projet du PNUD, le PARCPOGE. Il a décrit « un homme d’une humilité rare, capable d’écouter le balayeur avec la même attention que le ministre », suscitant de chaleureux applaudissements dans l’assistance, notamment lorsqu’il a présenté le maire comme un homme animé par un amour sincère pour ses semblables.
Selon lui, cette proximité authentique avec les populations, conjuguée à une fidélité politique assumée au sein de l’UP le Renouveau, confère au maire une stature singulière dans le paysage politique local.
Une soirée riche en symboles et en émotions
Parmi les temps forts de la soirée figurait la remise de présents au maire par la communauté Adja. Un imposant poster à l’effigie du premier magistrat de la ville a été dévoilé, immortalisant symboliquement cet hommage collectif.
L’animation musicale n’a pas été en reste. Dieu Donné Djaho, Directeur départemental de la Police républicaine et lui-même issu de la communauté Adja, a offert une prestation artistique de grande facture, soulevant l’enthousiasme général. Prenant ensuite la parole, il a retracé avec émotion les liens personnels et anciens qui l’unissent au maire Charlemagne Yankoty.
Le Directeur du Centre hospitalier départemental de l’Ouémé-Plateau a également tenu à exprimer sa reconnaissance en remettant un présent à l’édile, témoignage éloquent de l’estime que lui portent les cadres de l’administration locale.

Une assemblée au-delà des clivages politiques
Autour du maire Yankoty, de nombreux amis et frères politiques de l’UP le Renouveau avaient fait le déplacement. Mais, dans un esprit de cohésion républicaine, plusieurs conseillers municipaux issus du Bloc Républicain ont également honoré l’invitation. La présence remarquée de Is-Deen Bouraïma, Basile Nouvegnon et Gisèle Houenou a illustré, s’il en était encore besoin, que la reconnaissance du travail accompli transcende les appartenances partisanes.
« Le meilleur reste à venir »
Visiblement ému par cet hommage inattendu, le maire Charlemagne Yankoty a pris la parole avec la sobriété qui le caractérise. « Le silence vaut parfois mieux que la parole », a-t-il confié en préambule, avant de replacer l’événement dans une perspective plus large. « On ne peut promouvoir le développement d’une ville aussi cosmopolite que Porto-Novo dans l’exclusion », a-t-il affirmé avec force.
Évoquant la présence de collaborateurs originaires du Mono-Couffo au sein de son cabinet, il a parlé de « bénédiction » et de « prolongement naturel d’une coopération ancienne », insistant sur le fait que Porto-Novo constitue, au-delà des appartenances ethniques et politiques, « une seule et même communauté ». Découvrant tardivement l’organisation de cette soirée en son honneur, le maire a conclu sur une note d’espérance : « Le meilleur reste à venir. »

Un message à portée nationale
Au-delà du protocole et des mondanités, ce dîner de gala s’impose comme un acte politique fort. Dans un contexte national parfois traversé par des crispations identitaires, la célébration d’un leadership inclusif résonne comme un message d’espoir et de maturité démocratique.
Le blanc des tenues disait la paix, les discours exprimaient la reconnaissance, et les regards traduisaient une conviction partagée : l’inclusion est une force capable de transformer durablement une ville.
Marc KOSSOU
