Sous le thème évocateur « Transformer les parlements pour une intégration continentale citoyenne, le développement durable, la prospérité et la paix, et renforcer le rôle dynamique de l’Afrique sur la scène internationale », la 13ᵉ Conférence annuelle des présidents des parlements nationaux et régionaux africains s’est tenue du 29 au 30 septembre 2025 au siège du Parlement panafricain à Midrand, en Afrique du Sud.
Cette grande messe parlementaire, qui a réuni les présidents et secrétaires généraux des parlements africains, des représentants d’institutions de l’Union africaine, des diplomates, universitaires et acteurs de la société civile, a offert un cadre fécond d’échanges sur les défis et perspectives de l’intégration politique du continent. Le Bénin y a été dignement représenté par le président de l’Assemblée nationale, l’honorable Louis Gbèhounou Vlavonou, accompagné d’une délégation de députés composée de Nicaise Kotchami Fagnon, Rosine Dagniho, Justin Agbodjèté, Léon Degny, Mounifa Karim Tidjani, Baké Chabi Goro et Dénise Hounmènou.
Le Bénin, vitrine de l’intégration africaine
Invité à prendre la parole devant une assemblée prestigieuse, le président Louis Gbèhounou Vlavonou a, avec une éloquence maîtrisée, mis en lumière les avancées notables du Bénin en matière d’intégration sous-régionale. Il a rappelé que son pays demeure un exemple de libre circulation et d’ouverture en Afrique de l’Ouest :
« Tous les Africains peuvent aujourd’hui entrer en République du Bénin sans visa et s’y établir librement, sous réserve du respect des lois du pays. De même, les membres de la diaspora africaine peuvent, s’ils le souhaitent, obtenir la nationalité béninoise sans renoncer à leur citoyenneté d’origine. »
Le président du Parlement béninois a souligné le rôle essentiel de l’Assemblée nationale dans ce processus, notamment à travers la ratification diligente des accords internationaux signés par le gouvernement. Il a également mis en exergue l’attachement du Bénin à la démocratie, à l’État de droit et au respect des droits fondamentaux, principes inscrits dans la Constitution depuis la Conférence nationale de février 1990, qui a ouvert la voie au renouveau démocratique africain.
Un engagement historique et constant
Dans un devoir de mémoire empreint de solennité, le président Vlavonou a revisité les premières heures de l’engagement du Bénin dans la construction africaine commune :
« Dès 1959, avant même son accession à l’indépendance, le Dahomey – aujourd’hui Bénin – s’est engagé aux côtés de la Côte d’Ivoire, du Burkina Faso et du Niger dans la création du Conseil de l’Entente, première tentative d’intégration sous-régionale sur notre continent. »
Il a rappelé que cet attachement à la coopération régionale est inscrit dans la loi fondamentale béninoise, notamment dans ses articles 7, 148 et 149, témoignant d’un engagement juridique et politique constant en faveur de l’intégration africaine.
Pour une intégration africaine effective
Le président du Parlement panafricain, Fortune Zephania Charumbira, a pour sa part insisté sur la nécessité de traduire les résolutions de cette conférence en actions concrètes. Selon lui, la force du Parlement panafricain réside dans sa capacité à influencer les politiques publiques et à défendre les intérêts des peuples africains sur la scène internationale.
Dans le même esprit, Alvin Botes, vice-ministre sud-africain des Relations internationales et de la Coopération, représentant son gouvernement, a salué la qualité des débats et l’importance de cette rencontre pour l’avenir institutionnel et démocratique du continent.
Une tribune pour une Afrique unie et prospère
Durant ces deux journées d’échanges, plusieurs thématiques d’envergure ont été débattues : le renforcement de l’intégration continentale, la promotion de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), le développement durable, la transformation numérique, la paix et la diplomatie parlementaire.
En somme, cette 13ᵉ Conférence annuelle aura constitué une véritable plateforme stratégique pour arrimer l’action parlementaire africaine à l’Agenda 2063 de l’Union africaine et aux Objectifs de développement durable des Nations unies, dans la perspective d’une Afrique prospère, pacifique et rayonnante.
Et à travers la voix du président Louis Gbèhounou Vlavonou, le Bénin y a, une fois encore, fait entendre sa note harmonieuse dans le grand concert des nations africaines engagées pour l’intégration et la paix.
Marc KOSSOU
