Le Conseil des ministres réuni le mercredi 10 septembre 2025, sous la présidence du Chef de l’État Patrice Talon, a entériné la transmission à l’Assemblée nationale du projet de loi de finances pour la gestion 2026. Ce budget, qui s’équilibre en recettes et en dépenses à 3 783,984 milliards de FCFA contre 3 551,005 milliards en 2025, traduit la volonté du gouvernement de consolider la transformation structurelle de l’économie nationale, tout en assurant une redistribution équitable des fruits de la croissance.
Les projections économiques tablent sur une croissance de 7,5 %, portée par la vitalité du secteur agricole modernisé, l’essor industriel, l’augmentation du trafic portuaire et la promotion touristique. Les dépenses à sensibilité sociale représentent 42 % du budget général, illustrant la priorité accordée à la santé, à l’éducation, à la protection sociale et à l’inclusion.
Parmi les mesures phares, figurent : l’extension des programmes de suppléments alimentaires pour les femmes enceintes et les enfants en bas âge, la généralisation des cantines scolaires dans le primaire et la maternelle, l’octroi de bourses dans des établissements privés de renommée internationale, l’accélération des réformes de l’enseignement technique et de l’innovation à travers Sèmè-City et le renforcement du plateau technique sanitaire.
Le budget 2026 consacre également des ressources aux élections générales, déjà totalement mobilisées, et à la sécurité nationale à travers l’installation de systèmes de vidéoprotection et l’acquisition d’équipements modernes pour les Forces de Défense et de Sécurité.
En somme, ce projet de loi de finances, en cohérence avec les Objectifs de Développement Durable, se veut le socle d’une croissance inclusive et durable.
Marc KOSSOU
