Le Haut Commissariat à la Prévention de la Corruption (HCPC) a rendu publiques, le jeudi 7 août 2025, les conclusions de l’enquête diligentée à la suite des accusations formulées par l’ancien ministre Paulin Akponna à l’encontre du ministère de l’Énergie, de l’Eau et des Mines.
Selon ce rapport officiel, aucune preuve tangible de détournement de fonds publics n’a été établie.
La mission de vérification, conduite par une commission ad hoc présidée par Alexandre Dagba, avait été initiée après que M. Akponna, ancien membre du gouvernement et figure du Bloc Républicain, eut affirmé, lors d’une allocution prononcée le 21 juin 2025 à Parakou, que plusieurs dizaines de milliards de francs CFA destinés à des projets d’accès à l’eau potable et à l’électricité avaient été « siphonnés ».
Après plusieurs semaines d’investigations, le rapport a été officiellement transmis le 31 juillet à Cotonou, et remis en main propre au Haut Commissaire Jacques Migan par le président de la commission. Les travaux ont comporté des entretiens à Cotonou avec les responsables des projets, ainsi que des vérifications de terrain à Parakou. Alexandre Dagba a souligné la complexité des investigations, imputable à la multiplicité des intervenants et aux procédures financières parfois opaques.
Néanmoins, les conclusions demeurent claires : « Aucun élément n’a permis d’établir la moindre preuve de détournement de fonds publics », a déclaré Jacques Migan lors d’un point de presse. Celui-ci a précisé que les financements octroyés entre 2016 et 2025 dans les secteurs de l’eau et de l’énergie — hors projets relevant du programme MCA-Bénin II — ont été employés conformément aux objectifs initiaux, visant à améliorer durablement les infrastructures.
Clément KOKOU
