Environnement/gestion des déchets dans le grand nokou : une satisfaction absolue, mais beaucoup reste à faire

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Les populations du Grand Nokou ne se plaignent plus de la mauvaise gestion des déchets. Elles approuvent que la SGDS joue avec dévouement son rôle de collecteur des ordures. Mais les autre contrées hors le grand nokoué souffrent encore le martyre. L’Ong Notre Dame de Secours a sondé un peu le terrain ce jeudi 1er février 2024.

De Porto- Novo en passant par Cotonou , Calavi jusqu’à Ouidah, NDS a essayé d’évaluer les prestations de la SGDS, même si cela ne relève pas de ses prérogatives. Son objectif est de faire un point afin de faire des propositions d’activités aux organisations de la société civile. Partout d’ailleurs, les informations sont les mêmes. Les populations expriment leurs satisfactions sans réserve des agents de la SGDS au quotidien.« C’est de nobles services aujourd’hui. Nos villes sont désormais propres» , ont-elles avoué sur toute la ligne. A en croire les responsables rencontrés au cours de cette tournée que l’ONG s’est imprimée, qui a pour objectifs, ajoutons le encore , est d’identifier les insuffisances pour apporter sa touche, des chiffres d’appréciation sont collectés. En effet, sur une superficie de 1200 km2, la SGDS , entendez Société de Gestion des Déchets et de la Salubrité a ramassé plus de 450.000 tonnes en 2020. D’autres enquêtes ont permis de recenser plus de 1000 dépotoirs sauvages d’ordures. Selon les responsables croisés au cours du passage de NDS, la ville de Parakou reçoit désormais les prestations de la SGDS avec près d’une centaine d’agent qui travailleront jour et nuit pour le bonheur des populations.
Mais quelques défis sont à relever à Calavi, précisément à Womin. La SGDS n’arrive pas bien à servir comme cela se doit dans certains coins de la commune. Ces populations appellent l’Etat à leur aide. A ce niveau, NDS est sensible aux peines de ces fils de Bénin et promets de rendre compte à qui de droit au sein des organisations non gouvernementales. Mieux, d’autres agent surpris à l’œuvre ont justifié ce problème par le fait que parfois, il est difficile pour le conducteur des tricycles et son second de soulever certains paniers d’ordures. Mais les riverains auteurs de ces mêmes ordures refusent de leur apporter un coup de main. Ces comportements les obligent parfois à abandonner ces gros collis lourds pour revenir plus tard avec une autre équipe de renfort. C’est lorsque ce retour prend de temps que les cris d’alarme s’entendent.
Un tour également dans les communes qui ne font partie du grand nokoué démontre que les autres aussi ont besoin de ce projet de gestion des ordures. En effet, de la commune d’Akpro-Missérété, d’Avrankou et d’Adjara pour ne citer que celles-ci, le besoin est énorme car, un petit exercice a permis à l’ONG de recenser une trentaine de dépotoirs de déchets sauvages avec tous les risques possibles. A en croire Zinsou AMOUNA, Directeur Exécutif de l’ONG NOTRE DAME DE SECOURS, NDS, « des structures privées existent sur le terrain. Mais elles manquent d’assez de moyens pour être au dessus de la tâche qui leur est confée ». Il invite l’Etat central à penser à cette partie du Bénin pour les tous prochains jours en élargissant le projet SGDS vers ces communes.
S’adressant aux populations, Zinsou AMOUNA leur propose d’avoir des comportements de réduction de déchets solides en optant pour les produits jetables ou à usage unique ; avoir un sac spécial à usage multiple pour des amplettes au marché ; apprendre à composter les déchets ; réduire sa consommation de papier. Il invite pour finir tous les Béninois à des comportements écocitoyens.

Victorien Adjihanou COUTON

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