Les assises nationales sur la démographie auront lieu en septembre prochain. C’est du moins ce qu’on peut retenir des dernières annonces faites par le gouvernement. Une initiative qui vise à réfléchir sur la poussée démographique de plus en plus accrue dans le pays. Mais quelle sera en réalité la finalité ?
Le Bénin connait de plus en plus une poussée démographique qui ne dit pas son nom. De deux millions en 1993, le pays compte depuis 2013 plus de 11 millions de personnes. Mieux dans quelques jours, un nouveau recensement aura lieu et permettra de connaître le nombre exact de personnes qui vit au Bénin. Mais en attendant, les dirigeants deviennent de plus en plus inquiet compte tenu du nombre de naissances déclarées au quotidien. C’est fort de cela que le gouvernement a voulu rassembler toutes les sensibilités autour de la question. L’objectif selon le porte-parole est de trouver les voies et moyens pour réguler les naissances et ralentir la poussée démographique. Et pour y arriver nul ne sera de trop car cette initiative va également permettre de ralentir la pauvreté. La pauvreté justement, conséquence de la poussée démographique. Mais aussi conséquence de la politique des pouvoirs publics. Et en parlant des pouvoirs publics, depuis l’avènement du régime du président Patrice Talon, il est loisible de constater que les opérateurs économiques créateurs de la richesse sont oppressés. Comment veut on créer de la richesse dans ces conditions ? Ne dit-on pas qu’il n’y a de richesse que d’hommes ? Pourquoi vouloir limiter les naissances dans un pays où le taux d’alphabétisation reste encore faible? Par quel mécanisme faut-il contrôler ces naissances ? Voilà autant d’interrogations qui méritent de réponses. Ainsi, il convient de se demander la finalité de ces assises. Une chose est certaine, réguler les naissances dans un pays comme le Bénin ou la distraction de certains ne se limite qu’au sexe sera très compliquée. Il faut d’abord créer de la richesse et sortir le peuple de la précarité. Seul gage d’un contrôle efficient de la démographie.
Serge AVIDJEME
