Le Conseil supérieur de transition (CST) de l’Église du Christianisme Céleste (ECC) enregistre une démission de poids. Olatosho Mathieu Oschoffa, fils biologique du prophète fondateur Samuel Bilehou Joseph Oschoffa, a annoncé son retrait de l’organe de transition à travers une correspondance adressée, le mercredi 28 janvier 2026, au coordinateur général du CST à Cotonou.
Dans sa lettre, l’intéressé invoque des « raisons de conscience » pour justifier sa décision, affirmant son attachement indéfectible à la Constitution Bleue et aux fondements spirituels légués par le fondateur de l’Église. Il y exprime sa gratitude pour l’honneur d’avoir servi au sein du CST, tout en formulant des vœux de réussite et de bénédictions à l’endroit des membres restants.
Olatosho Mathieu Oschoffa estime que sa présence au sein de l’instance de transition pourrait être interprétée comme une contradiction avec ses convictions profondes, au regard du traitement réservé, selon lui, aux textes fondamentaux de l’Église, notamment la Constitution Bleue, le Livre Saint et les orientations spirituelles du prophète fondateur. Il rappelle que la vocation de l’Église demeure avant tout spirituelle, indissociable de son organisation juridique.
Se référant à certaines dispositions constitutionnelles, notamment celles relatives à l’identité de l’Église, à la doctrine, aux pratiques cultuelles et aux cantiques, il souligne le caractère intangible de cet héritage. Il affirme agir librement, « en âme et conscience », sans aucune pression extérieure, dans le souci de préserver sa paix intérieure et son engagement spirituel.
Cette démission intervient dans un climat de tensions internes autour du processus de réunification de l’Église. Le week-end précédent, le pasteur Justin Akha, également membre du CST, a été exclu du diocèse de Côte d’Ivoire par Emmanuel Oschoffa, autre fils du fondateur. Plusieurs fidèles exprimeraient, selon des sources internes, des réserves sur la conduite actuelle du processus, estimant que la dimension spirituelle de l’héritage prophétique n’est pas suffisamment prise en compte.
Dans sa lettre, Olatosho Mathieu Oschoffa a néanmoins tenu à saluer l’implication des autorités béninoises, notamment celle du président de la République, Patrice Talon, dans les efforts visant à favoriser l’unification de l’Église.
Marc KOSSOU
