La non-représentation du parti Les Démocrates à l’Assemblée nationale, malgré un score national estimé à 16 %, continue d’alimenter les débats dans l’opinion publique. Face aux critiques, le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji, a apporté des clarifications détaillées, rejetant toute idée d’anomalie démocratique.
S’appuyant sur le cadre légal en vigueur, il a rappelé que la démocratie ne se limite pas à une simple addition de voix, mais repose sur des règles précises librement adoptées par chaque État. Pour illustrer son propos, il a évoqué le système électoral américain, dans lequel un candidat peut remporter le suffrage populaire sans accéder à la magistrature suprême.
Selon lui, ces mécanismes, bien que parfois incompris, sont pleinement assumés par les citoyens des pays concernés. « Aucune loi n’est immuable », concède-t-il toutefois, estimant que tout système peut évoluer au gré des débats démocratiques.
Revenant au cas béninois, Wilfried Léandre Houngbédji a rappelé que la législation impose l’obtention d’au moins 20 % des suffrages dans chacune des 24 circonscriptions électorales pour prétendre à une représentation parlementaire. Une exigence que le parti Les Démocrates n’a pas remplie.
Il conclut en affirmant que les résultats issus des législatives traduisent fidèlement la volonté populaire, les électeurs ayant placé l’UP-R et le BR en tête, suivis des Démocrates, de la FCBE et de Moele-Bénin.
M K
