À l’orée du 65e anniversaire de l’accession du Bénin à la souveraineté internationale et dans la perspective des scrutins décisifs de 2026, une voix nouvelle, ferme et porteuse d’espérance s’est élevée dans l’espace public. Jean-Baptiste Hounguè, au nom d’un regroupement politique inédit dénommé « La Troisième Voix », a solennellement appelé la Nation béninoise à une profonde introspection et à une refondation radicale de son système politique.
Dans une déclaration empreinte de gravité et de détermination, le leader du Bloc de la Troisième Voix a dressé un constat sans complaisance de la situation nationale. Selon lui, le Bénin est pris en otage depuis plus d’une décennie par une polarisation politique asphyxiante, réduite à un affrontement stérile entre deux blocs qui se nourrissent l’un de l’autre et paralysent toute dynamique de progrès réel. « Cette bipolarisation, a-t-il dénoncé, appauvrit notre démocratie, fragilise notre cohésion sociale et occulte les véritables enjeux du développement national. »
Une alternative née du rejet du statu quo
Face à l’inefficacité d’un système verrouillé, marqué par une abstention électorale massive, Jean-Baptiste Hounguè et plusieurs formations politiques — parmi lesquelles le PPP, l’UNP, le NFN, ainsi que les mouvements Consensus National, EBN, TOB, FedOB, MORAD, 2APP et RP — ont décidé de s’unir pour donner naissance à La Troisième Voix. Une plateforme qui se veut à la fois une réponse au désenchantement populaire et un levier de transformation politique.
« Nous ne sommes ni une opposition de façade, ni un relais caché de la mouvance. Nous sommes une force citoyenne nouvelle, mue par la seule volonté de replacer l’intérêt général au cœur de l’action publique », a-t-il affirmé, avec une fermeté rare dans le paysage politique actuel.
Un manifeste pour l’unité, la justice et le progrès
Dans cette déclaration, véritable manifeste politique, La Troisième Voix se définit comme le creuset d’une démocratie réconciliée, participative et centrée sur l’humain. Son engagement se veut total : pour la restauration du vivre-ensemble, de la justice sociale, du patriotisme et de l’éthique dans la gouvernance. Le mouvement entend se doter d’un programme politique audacieux et pragmatique, fondé sur l’emploi, la transparence, la souveraineté populaire et les libertés fondamentales.
Jean-Baptiste Hounguè n’a pas manqué d’interpeller ses compatriotes sur leur responsabilité historique. « Se taire, c’est laisser faire. S’abstenir, c’est abandonner. L’heure n’est plus à la résignation. L’heure est au combat », a-t-il martelé, appelant les Béninois, d’ici et de la diaspora, à rejoindre le mouvement pour « devenir acteurs d’un Bénin nouveau ».
Une ambition claire pour les échéances de 2026
Fort de sa légitimité juridique et politique, le Bloc de la Troisième Voix ambitionne de présenter une liste unique, consensuelle et compétitive aux élections législatives, municipales, communales et présidentielles de 2026. Il s’agit, selon ses initiateurs, non pas d’un simple changement de gouvernants, mais d’une rupture systémique, visant à rompre avec les pratiques politiques clientélistes et à renouveler en profondeur la classe dirigeante.
Le mouvement appelle à dépasser les clivages traditionnels pour fonder une gouvernance équitable, inclusive et territorialement équilibrée. Il se veut le catalyseur d’un sursaut patriotique et d’une reconstruction politique ancrée dans les réalités et aspirations profondes du peuple béninois.
Un appel vibrant à l’unité nationale
La déclaration solennelle de Jean-Baptiste Hounguè s’achève sur un appel retentissant à l’engagement citoyen : « Rejoignez La Troisième Voix et ensemble, renouvelons la classe politique pour bâtir un avenir à la hauteur de nos espérances collectives. » Pour lui, l’histoire retiendra les peuples qui, à un tournant critique, ont su se lever pour refuser la fatalité et changer le cours des choses.
Marc KOSSOU
