Insécurité sur les plages béninoises : une menace grandissante pour les usagers

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Les plages du Bénin, autrefois synonymes de détente et de loisirs, se transforment peu à peu en zones d’insécurité inquiétantes. Les actes de banditisme, les agressions et autres attaques y deviennent récurrents, au grand dam des riverains et des visiteurs.

Ces lieux, prisés par les familles et les jeunes couples pour des moments de relaxation, sont aujourd’hui en proie à une montée des actes malveillants. Un cas particulièrement alarmant est celui de la plage de PK 10, située dans la commune de Sèmè-Podji, où les habitants et les visiteurs se plaignent de la recrudescence des activités criminelles. Un simple visage étranger dans les environs peut suffire à attirer l’attention de malfaiteurs. Vols de téléphones, extorsions d’argent et parfois violences physiques sont devenus monnaie courante. Les victimes les plus chanceuses parviennent à échapper à ces agresseurs avec leurs biens, tandis que d’autres perdent tout, voire subissent des violences.
Les filaos : un point névralgique de l’insécurité
Selon les riverains de la plage de PK 10, la zone des filaos, située à proximité de l’ancienne gendarmerie, représente l’épicentre de l’insécurité. Ce lieu, jugé dangereux à toute heure de la journée, a vu plusieurs cadavres être retrouvés au fil du temps, selon des témoignages locaux. Cette situation dramatique est attribuée à l’insuffisance des forces de l’ordre dans la région.
L’arrondissement d’Ekpè, qui abrite le quartier PK 10, est l’un des plus vastes et des plus peuplés du pays. Toutefois, le manque de commissariats et le faible effectif des forces de sécurité compliquent la tâche de lutte contre la criminalité. Malgré ces défis, des efforts sont entrepris pour décourager les hors-la-loi, mais le problème demeure préoccupant.
D’autres plages sous surveillance
Outre PK 10, les plages de Sèmè Okoun, Littoral, Djeffa et Agblangandan sont également confrontées à une montée progressive de l’insécurité. Bien que la situation ne soit pas aussi critique qu’à PK 10, des poches de malfaiteurs y prolifèrent, compromettant la tranquillité des usagers.
Pour endiguer ce fléau, une collaboration renforcée entre les populations locales et la police républicaine est indispensable. Il est également urgent pour l’État de repenser le dispositif sécuritaire dans ces zones sensibles. L’implantation de nouveaux commissariats ou le renforcement des effectifs des forces de l’ordre dans l’arrondissement d’Ekpè s’imposent comme des solutions incontournables pour garantir la sécurité des citoyens et restaurer la sérénité sur ces plages.
Serge AVIDJÈMÈ

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