Le système éducatif béninois a connu une certaine amélioration depuis quelques années. Des résultats de fin d’année en nette progression conséquence des années scolaires apaisées aux classes sans professeurs et même sans abris, le contraste est étonnant. Pourtant cela se passe bien au pays de Patrice Talon.
L’un des chantiers entamés par Patrice Talon à son accession à la tête du Bénin est les réformes dans le secteur éducatif. Du retrait du droit de grève à la réorganisation des conditions de travail des enseignants vacataires, Patrice Talon a touché un secteur sensible mais en difficulté depuis des années. Néanmoins, il reste d’autres aspects non moins négligeables qui échappent au chef de l’état et son gouvernement. Ainsi la construction des salles de classe dans les écoles notamment secondaire a échappé au pouvoir de la rupture. En bientôt neuf ans de gouvernance, nombreux sont les écoles qui sont restés sans modules de classes suffisants. Chaque année, le nombre d’apprenants ne cesse de s’accroître. Dans la Vallée de l’Ouémé notamment dans la commune de Bonou comme à Sèmè-Podji les cours se déroulent sous les arbres exposants du coup enseignants et apprenants aux intempéries. Une situation que doit très rapidement revoir le gouvernement s’il ne veut pas que les efforts jusque-là effectués ne deviennent nul. Quoi qu’il en soit, le pouvoir en place a besoin des accompagnateurs. Les exemples sont légions et Patrice Talon et son gouvernement doivent s’inspirer du cas Boni Yayi qui malgré son désaccord avec Sébastien Ajavon en 2015 lui a permis avec sa fondation à l’époque de faire bénéficier à plusieurs écoles des modules de classes.
Serge AVIDJEME
