Mobilisation sociale à porto-novo contre les violences sexuelles et sexistes (vss) : la ligue béninoise des droits des femmes et la fondation gnsd pour des données qualitatives et quantitatives sur les vbg au bénin

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A Porto-Novo, dans le deuxième arrondissement de la ville, la Ligue béninoise des droits des femmes en collaboration avec la Fondation Gnsd a sensibilisé, ce vendredi 26 juillet 2024, les filles et les femmes sur l’importance de libérer la parole concernant les Violences sexuelles et sexistes (Vss). Cette activité qui entre dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Plaidoyer national pour l’institutionnalisation et systématisation de collectes de données sur les violences basées sur le genre en Côte d’Ivoire, au Bénin et au Niger » a connu la présence effective du maire de la ville de Porto-Novo, Charlemagne Yankoty accompagné de quelques conseillers municipaux, de Joanita Bocossa, présidente de la Ligue Béninoise des droits des femmes, de la présidente de la Fondation Gnsd, Gertrude Nadia Sèna Dossa et des femmes venues massivement vu l’importance de la séance.

Cette séance de sensibilisation, initiée par la Ligue béninoise des droits des femmes avec la collaboration de la Fondation Gnsd, a pour objectif de mettre en lumière la nécessité de recueillir des données quantitatives et qualitatives pour mieux comprendre et lutter contre les Vss faites aux filles et aux femmes.
Dans son mot de bienvenue, la présidente de la Fondation Gnsd a souligné l’importance de l’événement. Tout en rappelant aux femmes les conséquences des Vss sur elles, Gertrude Nadia Sèna Dossa va les inviter à libérer la parole pour une lutte plus efficace contre ce fléau qui dévaste notre société. « Il est nécessaire d’obtenir des données précises et impératives sur les violences sexistes et sexuelles afin de mieux comprendre et combattre le fléau. En nous mobilisant ici à Porto-Novo, nous montrons notre détermination à faire entendre notre voix et à influencer les décideurs pour une collecte de données fiable et représentative. La solidarité et la sororité sont nos forces, et ensemble, nous pouvons faire bouger les lignes pour un avenir plus sûr et équitable. Mobilisons-nous pour que chaque voix soit entendue, chaque douleur reconnue, et chaque femme protégée », a laissé entendre Gertrude Nadia Sèna Dossa, présidente de la Fondation Gnsd.
A travers une présentation détaillée mettant en évidence les types de Vss, les conséquences pour les victimes, et les statistiques actuelles, souvent sous-estimées en raison du silence des victimes, Joanita Bocossa, présidente de la Ligue béninoise des droits des femmes va à son tour dénoncer le phénomène. A l’en croire, les Vss faites aux filles et aux femmes varient d’une région à une autre et ceci en fonction de la sociologie du milieu. Toujours selon Joanita Bocossa, les femmes victimes des Vss sont pour la plupart réduites au silence sous peine de subir des représailles non seulement des auteurs desdites violences mais également de la société. C’est pourquoi, elle va inviter les femmes à dénoncer toutes connaissance de ce fléau qu’elles  subissent ou que quelqu’un de leur entourage subit.
De son côté, Charlemagne Yankoty, maire de la ville de Porto-Novo a également reconnu l’importance et la pertinence de cette séance de sensibilisation sur les Vss faites aux filles et aux femmes. A en croire l’édile de la ville aux trois noms, c’est par ignorance et la méconnaissance des lois que certains hommes prennent encore du plaisir à faire souffrir les femmes. Toujours selon le premier citoyen de la ville capitale, il est impérieux que les auteurs des Vss soient sanctionnés comme le prévoient les textes.
Principales bénéficiaires de cette séance de sensibilisation, les femmes ont remercié les organisateurs pour l’éclairage qu’ils leur ont apporté sur le sujet. Elles ont pris l’engagement d’œuvrer pour le respect de leur droit tout en essayant d’accomplir leur devoir .
Quid du projet  » Plaidoyer national pour l’institutionnalisation et systématisation de collectes de données sur les violences basées sur le genre en Côte d’Ivoire, au Bénin et au Niger  » ?
Initié par la Ligue béninoise des droits des femmes avec l’appui de l’Agence de développement française (Afd), le projet de « Plaidoyer national pour l’institutionnalisation et systématisation de collectes de données sur les violences basées sur le genre en Côte d’Ivoire, au Bénin et au Niger » vise à œuvrer pour améliorer la qualité des données sur les VBG dans les trois pays d’intervention à travers l’élaboration d’un protocole permettant aux gouvernements et plus précisément aux institutions concernées de mettre en place un système de collecte de données fiables et de qualité ou d’améliorer ce qui existe. Comme objectif général, il vise à influencer les pouvoirs publics nationaux d’ici juin 2024 pour l’inscription d’une ligne budgétaire dans les lois finances du Bénin, dédiée à l’amélioration des systèmes de collecte de données quantitatives et qualitatives relatives aux Violences Basées sur le Genre. De façon spécifique il s’agira entre autres, de contribuer à la prise de décision politique sur la base d’analyses probantes des systèmes de collecte de données qualitatives et quantitatives relatives aux Vbg existantes au Bénin et d’engager une mobilisation sociale en faveur de la collecte de données qualitatives et quantitatives des Vbg à l’échelle nationale afin de visibiliser l’ampleur de la problématique sociale au Bénin.
Marc KOSSOU

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