Depuis son accession à l’indépendance, la République du Benin a participé à des conventions et traités internationaux tels que : la Déclaration Universelle des Droits de l’homme de 1948, les deux pactes internationaux de 1966 et la Déclaration des Nations Unies sur l’éducation et la formation aux droits de l’homme de 2011. Malheureusement, l’on remarque que peu de béninois en appliquent les principes, faute d’ignorance. Fort de ce constat, Amnesty International Bénin a initié le projet de renforcement d’une culture des droits humains au Bénin à travers les mass médias et les conducteurs de taxi-moto.
L’objectif étant de former entre autres 200 hommes des médias, sur toute l’étendue du territoire national, sur cette thématique afin qu’ils deviennent des vecteurs de défense des droits de l’homme. Après la formation des professionnels de Cotonou et environs, c’était au tour des journalistes et locuteurs de l’Ouémé et du Plateau de se faire outiller. Cette formation s’est tenue, le jeudi 20 juillet dernier, à la salle de conférence de l’hôtel Les Oliviers de Porto-Novo. Ces assises, qui ont connu la participation d’une vingtaine d’hommes des médias, se sont déclinées autour de trois principales communications. Mais avant les travaux proprement dits, l’honneur est revenu à Pricilia Acapovi de prononcer une allocution d’ouverture. Dans son adresse, la représentante du Directeur de Amnesty International Bénin a présenté ladite organisation et précisé les motivations de cet atelier de formation. A sa suite, les participants ont eu droit à une communication sur le rôle des hommes des médias dans la promotion, la protection des droits humains. Présenté par le journaliste Marcel Zoumènou, cet exposé a permis aux participants de s’imprégner des différentes catégories de droits humains et du profil des défenseurs des droits de l’homme. Enfin, les journalistes ont été entretenus sur leurs rôles dans ce sens. A ce propos, il faut retenir que les professionnels des médias ont l’obligation de recueillir et de diffuser les informations sur les violations des droits humains. Ils doivent également aider les victimes de ces violations et s’engager pour une meilleure gouvernance politique dans leur pays. Cette présentation sera suivie d’une communication sur le journalisme et l’investigation en matière de droit à la santé. Elle est l’œuvre du docteur Isaac Houngnigbé. Ce dernier s’est servi d’un reportage de Arte, sur la gestion d’un hôpital soudanais en période de guerre, pour faire comprendre aux participants l’importance de leur métier dans la sauvegarde des droits basiques de l’homme. Il en a également profité pour aider les professionnels à identifier les angles de traitement relatifs au droit à la santé. La dernière communication, relative à la technique de suivi et de documentation des faits de violation de droits humains, a été présentée en visioconférence par le responsable de Reporter Sans Frontière (Rsf) de l’Afrique de l’Ouest, depuis le Sénégal. Son intervention a permis aux participants de mieux comprendre les meilleures stratégies pour aborder les violations des droits de l’homme sans enfreindre à la réglementation en vigueur. Il faut préciser que toutes ces communications ont été suivies d’échanges très fructueux. Les participants sont donc repartis plus que jamais aguerris sur la problématique de défense des droits humains.
Marc KOSSOU
