C’est depuis la métropole parisienne, à Saint-Ouen-sur-Seine, que l’annonce a été formulée. Lors d’un rassemblement tenu ce samedi 29 août 2026 en la Salle des Fêtes Municipale Barbara avec les fidèles des diocèses français de l’Église du Christianisme Céleste (ECC), le président du Sénat béninois, Patrice Talon, a fait part de la mise en chantier prochaine d’un texte de loi destiné à régir les associations à caractère religieux.
Un projet législatif à l’horizon 2027
Évoquant un texte d’ores et déjà en cours d’élaboration sous sa supervision directe, l’ancien chef de l’État a précisé que l’adoption de cette loi devrait intervenir au plus tard au milieu de l’année 2027. L’ambition affichée réside dans la modernisation et la clarification du cadre juridique actuel, jugé insuffisant pour permettre à l’administration d’assurer une régulation optimale des mouvements cultuels sur l’ensemble du territoire national.
L’impératif de l’ordre public
Soulignant que les enjeux entourant les organisations religieuses transcendent les seules frontières béninoises, l’intervenant a rappelé le devoir régalien qui incombe à l’État en matière de préservation de la tranquillité publique :
« Nous avons le devoir de veiller à l’ordre public. Parfois les conflits dans les religions amènent à des bagarres et à des pertes en vies humaines. »
Cette mise au point résonne tout particulièrement au sein de l’Église du Christianisme Céleste, institution fondée en 1947 à Porto-Novo par le prophète Samuel Oschoffa, et historiquement traversée par diverses schismes et rivalités doctrinales.
Normalisation et critères de reconnaissance
En marge du futur dispositif législatif, la création d’un comité spécialisé a été confirmée afin de formaliser les critères statutaires et doctrinaux propres à l’ECC. À l’issue des travaux de cette instance, seules les entités satisfaisant rigoureusement à ce cahier des charges pourront se réclamer officiellement de l’obédience, garantissant ainsi une meilleure lisibilité et une harmonisation des pratiques au sein du mouvement.
Marc KOSSOU
