Révolution douanière au Bénin : L’étau se resserre autour de l’importation de véhicules

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Les modalités de dédouanement des véhicules automobiles et des engins lourds acheminés par les frontières terrestres béninoises connaissent une refonte majeure. À travers une note de service promulguée le 20 août 2026, la Direction Générale des Douanes a décrété la suspension temporaire de l’établissement et du traitement des déclarations douanières au niveau des postes-frontières terrestres.

Cette décision stratégique s’inscrit dans une volonté ferme d’optimiser le contrôle des opérations, d’endiguer les tentatives de fraude et d’accroître substantiellement le recouvrement des recettes publiques.

Un protocole d’acheminement et de contrôle renforcé

Dorénavant, tout véhicule en provenance d’un État limitrophe est pris en charge dès le poste-frontière au moyen d’un titre de transit. Son transfert vers la direction régionale des douanes territorialement compétente s’effectue sous une surveillance électronique rigoureuse, assurée par le système de géolocalisation de Bénin Control SA.

Dès l’arrivée de l’engin sur le site désigné, le Service de lutte contre la fraude procède à une identification exhaustive du matériel :

  • Relevé des caractéristiques clés : constatation minutieuse de la marque, du numéro de châssis ainsi que de l’année de fabrication.
  • Transmission du dossier : transfert direct des données à la Recette des véhicules automobiles pour la finalisation des opérations de dédouanement.

Régularisation des véhicules étrangers et inspection physique obligatoire

Un régime particulier s’applique aux automobiles immatriculées à l’étranger et destinées à un usage pérenne sur le territoire béninois. Un titre d’importation provisoire leur est délivré dès la frontière, dans l’attente de la régularisation formelle de leur statut au sein du système douanier.

Par ailleurs, les contrôles physiques deviennent la norme incontournable. Aucun véhicule ne peut être affranchi d’obligations douanières sans avoir subi au préalable une inspection minutieuse menée soit par un inspecteur des douanes, soit par les agents du Service de lutte contre la fraude. Les fonctionnaires sont à ce titre sommés d’analyser minutieusement la cote Argus appliquée, garantissant un calcul équitable et conforme des droits et taxes perçus.

Enfin, l’administration douanière prévoit le déploiement de contrôles inopinés sur l’ensemble du territoire national afin de vérifier la régularité des procédures a posteriori et d’éradiquer toute pratique frauduleuse post-importation.

Clément KOKOU

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