Les élections municipales et législatives du 11 janvier 2026 s’inscrivent d’ores et déjà comme une étape majeure de la trajectoire démocratique du Bénin. Dans une tribune, Emmanuel Zossou, ancien maire de Porto-Novo et ancien Directeur général de l’Agence de Réhabilitation de la Ville de Porto-Novo (ARPN), salue un processus électoral apaisé, symbole de la maturité politique d’un pays résolument tourné vers la stabilité et le progrès.
Selon l’auteur, le bon déroulement du scrutin, marqué par l’absence de violences et un climat de sérénité remarquable, témoigne de la solidité des institutions républicaines. Il met en exergue l’engagement conjoint de la Commission électorale nationale autonome (CENA), des forces de sécurité et, surtout, des citoyens béninois, dont le civisme exemplaire a été déterminant dans la préservation de la paix sociale.
Pour Emmanuel Zossou, cette atmosphère apaisée n’est nullement fortuite. Elle est, soutient-il, le résultat d’une décennie de gouvernance structurante conduite sous le leadership du Président Patrice Talon. Les réformes et réalisations engagées à l’échelle nationale ont contribué à renforcer la confiance des populations, à consolider l’État de droit et à ancrer durablement la démocratie béninoise dans le vécu quotidien des citoyens.
Cependant, si le chapitre électoral est désormais clos, l’ancien édile de Porto-Novo insiste sur l’urgence de se projeter vers l’avenir. À ses yeux, le temps est venu de dépasser les clivages pré-électoraux pour engager, dans un esprit de rassemblement, les chantiers du développement. Car, rappelle-t-il avec force, la paix n’a de véritable valeur que si elle se traduit par des avancées concrètes et tangibles pour les populations, tant dans les villes que dans les campagnes.
Dans cette perspective, Porto-Novo, capitale politique du Bénin, se voit assigner un rôle stratégique. Sa modernisation, loin de relever d’un simple enjeu local, constitue un impératif national. « Une capitale forte, c’est un pays fort », martèle Emmanuel Zossou, qui plaide pour l’achèvement des infrastructures en cours, le lancement de la phase II de l’asphaltage et la concrétisation des projets structurants du Programme d’Actions du Gouvernement. Parmi ceux-ci figurent notamment l’Arène culturelle, la Cité administrative et l’Hôtel Beau-Rivage, autant d’investissements appelés à renforcer l’attractivité du Bénin et à générer des opportunités économiques durables.
Allant plus loin dans sa réflexion prospective, l’ancien maire propose un projet structurant ambitieux : la gestion durable et la valorisation des vallons de Bouè, Zounvi et Donoukin. Une initiative qui, si elle venait à se concrétiser, pourrait transformer Porto-Novo en un véritable pôle économique et touristique. Le projet prévoit la mise en place d’un agropole intégré, destiné à valoriser les richesses naturelles de ces vallons et à positionner la capitale comme un hub d’échanges commerciaux entre Porto-Novo, les producteurs de la vallée de l’Ouémé, les acteurs économiques du Grand Nokoué et les partenaires nigérians.
Cette vision s’inscrit, selon Emmanuel Zossou, dans une parfaite cohérence avec les instruments de planification existants : au niveau local, le Plan de Développement Municipal (PDM 2021-2026) et le Plan de Développement Urbain Durable (PDUD 2035) ; au plan national, le pilier 2 du PAG 2 ; et à l’échelle internationale, l’Agenda 2030 pour le développement durable.
La tribune de l’ancien maire se veut un appel à la responsabilité collective. Les élections sont désormais derrière, souligne-t-il, mais le développement reste devant. Ce qui se fait pour Porto-Novo profite à l’ensemble du Bénin, et la démocratie, loin d’être une fin en soi, doit demeurer un levier au service d’un avenir meilleur pour tous.
Dans un message de rassemblement et d’espoir, Emmanuel Zossou invite ainsi l’ensemble des forces vives de la nation à faire de la paix chèrement préservée le socle d’un développement inclusif, durable et partagé, à la hauteur des aspirations du peuple béninois.
Marc KOSSOU
