Porto-novo/commissariat de ouando : une dame en soins intensifs pour une affaire d’avance sur loyer l’opposant à son locataire ( La version du commissaire du 5è arrondissement vivement attendue)

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Une dame de plus de 70 ans s’est retrouvée aux soins intensifs à la clinique Louis Pasteur après avoir répondu à une convocation délivrée par le commissariat de Ouando et à lui adresser par son locataire. Les faits se sont produits ce jeudi 23 février 2023 dans les locaux dudit commissariat, situé dans le 5è arrondissement de la ville aux trois noms.

Selon les informations glanées auprès d’un des fils de la dame propriétaire, il s’agirait d’une tentative de placement en garde-à-vue de leur mère dans une affaire civile. Toujours selon le fils de la propriétaire, la dame aurait été amenée dans deux chambres dudit commissariat, avant d’être finalement enfermée de force dans une troisième, malgré les alertes de ses parents informant le commissaire et l’Officier de Police Judiciaire de permanence, de son état de santé précaire, car elle est une hypertendue. N’eût été les cris de détresse des personnes se trouvant dans le même violon que leur mère, explique l’enfant de la dame, elle serait passée de vie à trépas sur les lieux.

Les faits selon les enfants de la dame

La dame est propriétaire d’une maison sise à Ouando où il y a un locataire qui est même déjà parti sans laisser la clé. Quelques temps après, il serait revenu pour réclamer l’intégralité de son avance sur loyer. Là, la propriétaire de la maison, après avoir fait le constat des dégâts causés sur son bâtiment, soutient que le locataire doit payer les dommages occasionnés. Ayant constaté qu’il ne pourra pas rentrer en possession de la totalité de ladite caution, le locataire est allé porter plainte au commissariat de Police de Ouando où il a pris une convocation pour son ex-propriétaire pour le 17 février 2023. Compte tenu de son état de santé, souligne l’enfant de la dame, elle s’est faite représenter par l’un de ses fils qui serait resté au commissariat de 10 h à 12h 45. Ce jour-là, le plaignant serait venu après son départ. Mais, lundi dernier, les enfants de la dame ont indiqué que la Police a débarqué au domicile de la mère, car elle n’aurait pas répondu à sa convocation.
À en croire le fils de la dame, sa sœur aurait été arrêtée dans la foulée et gardée pendant 24 heures, parce qu’elle aurait cherché à savoir si la Police avait un mandat d’arrêt ou mandat d’amener pour opérer. Toutes les tentatives pour la faire libérer ont été vaines.

Par la suite, précise l’enfant de la dame, les deux parties se sont retrouvées au commissariat de Ouando, ce jeudi.
« Dans son refus catégorique de libérer la totalité de l’avance, notre mère a demandé que le dossier soit envoyé au tribunal. Mais contre toute attente, il a été décidé de la mettre en garde-à-vue. Ce qu’elle a vu comme une injustice. Elle a été alors enfermée de force. Quelques instants après, elle a commencé par faire des crises de tension jusqu’à se retrouver à l’hôpital », nous a confié le fils de la dame rencontré à la clinique Louis Pasteur, situé dans le 3è arrondissement de la ville de Porto-Novo. Face à cette situation, les enfants de la dame se demandent que font les éléments de la police de Ouando de la loi nº 2021 -02 du 1er février 2021 modifiant et complétant la loi n° 2018-12 du ·02 juillet 2018 portant régime juridique du bail à usage d’habitation domestique en République du Bénin en son article 72 nouveau qui stipule que : « Le dépôt de garantie a pour objectif de garantir les dommages éventuels occasionnés par le locataire pendant la durée du bail et portant atteinte aux lieux loués et à leur contenu. Il sert aussi à couvrir les impayés en fin de bail. »

La version du commissaire du 5è arrondissement attendue

Joint au téléphone par notre rédaction, le commissaire du 5è arrondissement de Porto-Novo dit ne pas avoir reçu l’autorisation de ses supérieurs hiérarchiques pour pouvoir se prononcer sur le sujet, surtout que l’affaire est pendante devant la justice.
Nous souhaiterions avoir la version de la Police sur cette affaire les jours à venir, pour éclairer l’opinion publique sur le sujet afin que justice soit rendue à qui de droit.

Clément KOKOU

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